En quelques mots 
Hypermur est une association d’art urbain parisienne active dans l’espace public depuis 2013, spécialisée dans la production de peintures murales et la concertation, avec un intérêt tout particulier pour les thématiques d’inclusion et d’égalité.
Hypermur peut travailler avec les collectivités, les aménageurs, les entreprises et même pour des artistes. 
Notamment prestataire pour la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris depuis 2016, l’association allie l’expertise d’une agence à l’éthique et aux valeurs d’une association.

Les artistes Katbing (Los Angeles) et Kekli (Paris) sur le projet FAMA Paris-Los Angeles en 2024. Photo : ©Collectif Le Réseau pour Hypermur

Historique rapide 
En 2009, Martial Buisson réalise un documentaire aux États-Unis sur les Freedom Riders - un mouvement étudiant pacifique ayant combattu la ségrégation raciale aux États-Unis en 1961. Ce documentaire intitulé "Grandpa' was a Freedom Rider" donnera son nom à l'association et sera l'occasion d'une rencontre décisive avec l'artiste plasticienne New-Yorkaise Kate Browne, par l'intermédiaire de son mari le photographe Eric Etheridge.
Quelques mois après cette rencontre, Kate Browne propose à l'association Collectif GFR d'accueillir son projet de territoire COCOON dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris où se situait l'association. Cette expérience de plus de deux ans, axée sur la médiation, l'implication d'une cinquantaine d'associations du territoire, la collecte de 400 témoignages intimes et autant de portraits photographiques et d'artefacts fabriqués, posera les fondations de l'association Collectif GFR, son approche, ses valeurs et ses méthodes.
En 2015, à l’invitation de la Mairie du 19eme arrondissement, l’association réalise Rosa Parks fait le Mur, un grand projet hommage à cette figure du mouvement des droits civiques, mêlant street art et rencontres citoyennes anti-racistes et féministes. 
En 2020, Collectif GFR change de nom et devient Hypermur.
À l'intérieur du "Cocoon" de l'artiste Kate Browne pendant Nuit Blanche 2014.

À l'intérieur du "Cocoon" de l'artiste Kate Browne pendant Nuit Blanche en 2014. Photo : ©Eric Etheridge

Pourquoi « Hypermur » ?
Une œuvre sur un mur fait de ce mur bien plus qu’un mur. En étant peint, le mur ajoute à sa dimension architectural, une dimension artistique, mais aussi une dimension politique. Pour les voisins, au quotidien, il prend aussi une dimension décorative (« ça met de la couleur ») et une dimension signalétique (« tous les jours, je sais que je dois tourner à droite juste après la fresque »). Pour celleux qui ont participé au projet, rencontre l’artiste, il y a aussi une dimension humaine, chargée des souvenirs des rencontres. Et enfin, même pour celui ou celle qui n’adhérait pas forcément au projet au début, avec le temps, vient la dimension affective (« maintenant j’y suis attaché »). 
De même qu’un "hypercube", est un cube auquel on ajoute une quatrième dimension, l’idée du nom Hypermur cherche à exprimer cette idée d’un mur qui gagne des nouvelles dimensions, de nouvelles significations, de nouveaux usages, c’est-à-dire de nouvelles relations avec les habitant•es et les passant•es. 
L'œuvre de Léa Belooussovitch en hommage aux victimes du 13 novembre 2015

L'œuvre de Léa Belooussovitch en hommage aux victimes du 13 novembre 2015, en 2025. Photo : ©Collectif Le Réseau pour Hypermur

La philosophie d'Hypermur
Deux grandes idées portent notre association depuis ses débuts : 
Tout d’abord, nous aimons l’espace public en tant que lieu idéal pour aller à la rencontre des publics et créer des œuvres qui résonnent avec le territoire et dialoguent avec les habitants de tout un quartier. Cette accessibilité de l’art urbain est même renforcée par le contexte de travail des chantiers. Lorsque les artistes et nos équipes sont dans la rue, avec des outils dans les mains et des taches de peinture sur leurs pantalons, le contact avec les passants est naturel, simple, direct. Ce qui fait de l'art urbain un puissant outil de médiation culturelle et de lien social.
Ensuite, nous pensons que l’espace public est politique au sens qu'il est la base de ce qui est commun dans notre société et représente l'organisation de notre société. Et par extension, toute image dans l’espace public est politique et porteuse de représentations normatives. Dans l’espace public, la publicité, indirectement façonne nos représentations de ce quoi doivent ressembler les corps, quels sont les comportements que l’on valorise, et comment doivent se jouer les relations entre les personnes dans la société. Partant de ce constat, nous estimons que le rôle de l’art dans l’espace public doit être d’offrir d’autres récits, de représenter d’autres corps et d’autres visons du monde pour une société plus inclusive pour toustes. 
Le TEP Duchêne, créé par l'artiste Elsa Martino pour la Ville de Paris.

Le TEP Duchêne, créé par l'artiste Elsa Martino pour la Ville de Paris en 2023. Photo : ©Collectif Le Réseau pour Hypermur.

L’équipe et le réseau d’Hypermur
Hypermur est composée d’une équipe « noyau » de trois personnes, et d’un écosystème de peintres, nacellistes, cordistes, technicien•nes, assistant•es, photographes, prestataires, et bien entendu d'artistes.
L'équipe et le réseau d'Hypermur : les cordistes d'Hypermur

Les cordistes d'Hypermur sur la réalisation de l'œuvre de l'artiste Oji, rue des Maraîchers, pour Freha en 2023. Photo : ©Collectif Le Réseau pour Hypermur.

Ils nous font confiance         
Nous avons eu le plaisir de construire des projets ces dernières années avec :
La Ville de Paris, La Mairie du 14ème arrondissement, L’Ambassade des États-Unis d’Amérique, la Ville de Saint-Ouen-sur-Seine, Toit et Joie, Valdevy, Etendart, et bien d’autres !
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